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30.10.2014

Lutte contre la criminalité faunique et floristique en Afrique Centrale : Vers la validation d’un plan d’urgence anti braconnage


Photo après conférence de presse

Photo après conférence de presse

Quatrième marché illégal le plus important après le trafic de drogue, le commerce des espèces protégées est devenu un fléau menaçant aujourd’hui la sécurité des Etats. Pour enrayer ce phénomène, les ministres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) ont adopté un Plan d’Action d’Urgence de Lutte Anti braconnage (PAULA) dont la validation est prévue l’année prochaine à Brazzaville, par les Chefs d’Etat, à l’occasion de la conférence internationale sur la criminalité faunique et la lutte contre l’exploitation illégale de la flore                                

Cette annonce a été faite le 5 septembre 2014 à Brazzaville par Honoré TABUNA, expert de la CEEAC  au cours de la conférence de presse qu’il a animée conjointement avec le Ministre de l’économie forestière et du développement durable, Henri DJOMBO, la Chargée des affaires de la Délégation de l’Union Européenne, Isabelle EDET et l’Ambassadeur de bonne volonté de la CEEAC pour la lutte contre le braconnage et l’économie verte, Patrick MBOMA en tournée au Congo après le Gabon.

D’une durée de cinq ans ce ‘’PAULA’’ adopté l’an dernier à Yaoundé, au Cameroun, par les ministres de la CEEAC est  un outil opérationnel touchant tous les axes de développement de la sous région dont l’identité est fixée sur les ressources naturelles a souligné Honoré TABUNA.

La conférence de Brazzaville devrait faire disposer aux Etats, a noté pour sa part Henri DJOMBO, une stratégie de lutte contre l’exploitation et le commerce illicite de la faune et de la flore sauvage d’Afrique qui voit perdre annuellement la bagatelle de 400 milliards de Dollars us du fait de la perte de sa biodiversité. Toutefois, a indiqué le ministre, il n’y aurait pas de stratégie efficace de lutte sans moyens d’intervention. Ceux-ci, pense t-il, feront parti de ces stratégies au niveau national et international. Le marché de produits de la faune et de la flore sauvages étant hors du continent africain, il y’a lieu a fait observer, Henri DJOMBO, d’associer «  les pays importateurs de nos produits pour qu’au terme d’un dialogue profond, il s’établisse un accord où nous devons ériger des barrières étanches en Afrique et dans les zones de marché pour arrêter le commerce illégal et par conséquent le braconnage ». Et sur le plan national, le Congo est engagé à éradiquer le braconnage sur son territoire en coopération avec les autres Etats de l’Afrique Centrale avec lesquels, il partage le plan de contingence sous régional portant sur une action précise à savoir la lutte contre le braconnage. 

Patrick MBOMA, de son côté, a fait  part, en qualité d’Ambassadeur de bonne volonté de la CEEAC pour la lutte contre le braconnage des éléphants, de son soutien aux Etats dans la lutte contre la criminalité faunique,  le développement des activités en faveur des populations riveraines mais aussi dans l’organisation des événements sous régionaux. A propos, Patrick MBOMA a annoncé l’organisation l’année prochaine du week-end pour la protection de l’éléphant en Afrique auquel devra participer les acteurs du cinéma, de la 

société civile ainsi que les pouvoirs publics et dont l’objectif serait la sensibilisation sur la nécessité de protéger l’éléphant contre le braconnage.

 Isabelle EDET a, quant à elle, salué l’action de la CEEAC au travers de l’adoption en 2013 de la déclaration sur la lutte anti braconnage en Afrique Centrale assortie du Plan d’Action d’Urgence de Lutte Anti braconnage. Elle a, en outre, évoqué l’appui de l’Union Européenne  aux Etats africains  dans le domaine de la gouvernance à travers notamment le programme intitulé Application de la Loi sur la Faune en Afrique (ALFA) concernant actuellement, le Cameroun, le Gabon, la RCA, le Congo et la Guinée Conakry.  Il a pour objectif d’assister les gouvernements de ces pays respectifs d’améliorer l’application de la loi sur la faune et en particulier de faciliter l’arrestation des délinquants et leur poursuite en justice, tout en organisant des formations et sessions de sensibilisation pour les forces de l’ordre, la justice, les agents des eaux et forêts, afin de faciliter une bonne collaboration au niveau local.

Ces interventions ont fait suite aux questions de l’assistance qui ont voulu en savoir entre autres sur la désignation des marchés de produits de la faune et de la flore, le travail de l’Ambassadeur de bonne volonté de même que sur le choix accordé à l’éléphant en ce qui concerne le week-end de l’éléphant.  

Répondant à la question de citer nommément les marchés des produits de la faune et de la flore, le Ministre de l’économie forestière et du développement durable a dit qu’il y’a un risque de citer certains et d’en oublier d’autres. Cependant au cours du congrès de la Convention sur le Commerce International des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) tenu en mars 2013 à Bangkok, en  Thaïlande, les représentants de tous les gouvernements qu’il s’agisse d’Asie, d’Afrique, d’Europe et d’Amérique ont tous reconnu, a expliqué Henri DJOMBO, les menaces de ce commerce illégal et la nécessité de le combattre radicalement. 

  Pour ce qui est du travail de l’Ambassadeur de bonne volonté, Patrick MBOMA, a déclaré qu’il ne s’agissait pas d’un travail proprement dit. « J’ai été sollicité par la CEEAC parce que, je suis un enfant d’Afrique et certainement, j’ai une voix qui peut avoir un écho favorable » a renchéri  Patrick MBOMA. A la question pourquoi seulement l’éléphant, l’Ambassadeur de bonne volonté a fait comprendre qu’il a été sollicité à cause des réalités que vit ce mammifère.

Cette conférence de presse s’est déroulée en présence des ambassadeurs et des représentants des institutions internationales.

Avant la conférence de presse, Henri DJOMBO a accordé une audience à Patrick MBOMA dans son cabinet de travail.

Après la conférence de presse, l’Ambassadeur de bonne volonté de la CEEAC contre le braconnage et l’économie verte a effectué une visite au Parc National Nouabalé N’Doki situé à Mbomo dans le département de la Cuvette Ouest.

Auteur : Bienvenu LOUZOLO & Marie Odette ITANGO

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