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Discours & Allocutions
10.08.2015

Discours du Représentant de la Banque Mondiale, Monsieur Julian LEE, à la réunion de Haut segment des Ministres sur la Stratégie Nationale REDD+ en République du Congo, le 06 Août 2015.


M. Julian Lee de la Banque mondiale

 

Excellences Messieurs les Ministres,

Excellences Messieurs les Membres du Corps diplomatique,

Distingués participants,

Au nom de M. Djibrilla ISSA, le Représentant Résident de la Banque Mondiale, qui s’excuse car il se trouve actuellement à l’étranger et ne peut donc pas participer à ces assises, je tiens à vous assurer le plein appui de la Banque Mondiale au processus REDD+ du gouvernement de la République du Congo.
C’est un réel plaisir de voir dans la salle aujourd’hui une grande  variété d’acteurs clés qui sont prêts à mettre à contribution leurs institutions dans la REDD+. Dans cet esprit, je tiens à souligner que la REDD+ ne représente pas seulement une opportunité importante pour le secteur forestier en raison des maintes interactions entre les forêts  et des secteurs tels que l’agriculture, les infrastructures, l’énergie et les mines, la REDD+ offre une opportunité d’investir dans l’optimisation et le développement durable de tous les secteurs impliqués. En effet, la REDD+, en tant que processus d’envergure nationale, ne peut connaître un succès que si tous les secteurs impliqués y participent de façon active.

La REDD+ est un mécanisme qui a pour but non seulement de permettre au Congo de jouer son rôle sur la scène internationale de la lutte contre les changements climatiques, mais, ce qui est aussi-sinon-plus important, d’attirer des financements innovants dans le pays. En effet, la Réduction des émissions issues de la forêt ne doit pas freiner le développement du Congo. Il s’agit plutôt de trouver des alternatives au statu quo qui peuvent créer de la croissance économique tout en minimisant les impacts sur la forêt, qui constitue une ressource précieuse pour le Congo et pour le monde.

N’oublions pas que la Banque Mondiale est une banque de développement, et qu’elle  autant que le Congo, s’engage dans la REDD+ car elle y voit un mécanisme de développement puissant pour une croissance économique plus durable. La REDD+ présente notamment des opportunités importantes d’investir dans des zones rurales qui ne connaissent à l’heure actuelle qu’un investissement public faible et où les taux de pauvreté sont parmi les plus élevés au pays.

Forte de ses convictions sur l’utilité de la REDD+ comme moteur du développement, la Banque mondiale est l’un des partenaires clés du Congo dans la REDD+. Ainsi, elle appuie le Gouvernement dans le développement de son programme REDD+ depuis 2008. A travers le monde, la Banque Mondiale travaille avec une quarantaine de pays sur la REDD+, et nous avons le plaisir de constater que le Congo, avec le développement de son programme de réductions des émissions dans le nord du pays, le place parmi les 2 ou 3 pays les plus avancés au monde dans le développement de tels programmes de réduction d’émissions juridictionnels. Nous ne pouvons que féliciter le gouvernement pour cet acquis. Tout le monde dans cette salle devrait en être fier.

Néanmoins, il reste beaucoup de travail à faire. Les ambitions du pays sont grandes. La stratégie nationale REDD+ qui sera discutée aujourd’hui dans ce forum, est l’outil de planification principal pour la mise en œuvre des activités de réductrice des émissions. Elle présente une opportunité importante de communiquer aux Congolais et à la communauté internationale les engagements que le pays est prêt à prendre et les mécanismes de mise en œuvre qu’elle met en évidence pour un développement économique vert. C’est pourquoi il est important que tous les acteurs ici présents aujourd’hui s’approprient ce document et qu’ils s’impliquent dans le processus REDD+. Car mettre en œuvre la REDD+ n’implique pas juste les services forestiers, mais aussi les planificateurs d’infrastructures, les concessions agro-industrielles, les petits paysans, les communautés, les concessions minières, les constructeurs de barrages, et ainsi de suite.

La Banque mondiale est en train d’appuyer pleinement les efforts du Congo dans la mise en œuvre d’un projet pilote  REDD+ d’envergure dans le nord du pays. Dans cet esprit, elle a aidé le gouvernement à mobiliser environ 95 million de dollars en financement carbone :

  • Des fonds de préparation du Fonds de Partenariat pour le Carbone Forestier à hauteur de $ 3,4 millions, avec un financement additionnel de $ 5,2 millions en cours de préparation pour construire l’infrastructure institutionnelle qui permettra au mécanisme REDD+ de fonctionner au Congo.
  • Le Fonds de Partenariat pour le Carbone Forestier (FCPF) s’est engagé pour soutenir le Programme de réduction des émissions dans le nord du Congo, en cours de préparation et dont le design devrait être finalisé en 2016. Ce programme permettra des paiements à la performance, jusqu’à hauteur de  $60 millions sur cinq ans.
  • Pour appuyer ce programme, la Banque  a travaillé avec le gouvernement pour mobiliser autour de $25 millions du Programme d’investissement Forestier qui est conçu de façon à compléter les $60 millions du FCPF en finançant des investissements de réduction des émissions en amont.

Mais la Banque mondiale ne s’arrêtera pas là : elle est aussi à la recherche de fonds additionnels pour aider à réaliser la vision du Congo d’un développement vert. De plus elle est en train d’aligner ses autres investissements dans le secteur forestier de façon à soutenir les activités réductrices des émissions ayant un fort potentiel de faire croître l’économie des zones forestières.

En somme, la Banque mondiale a développé une approche programmatique et stratégique pour son appui au Congo dont le but est de mobiliser des financements transformationnels pour des programmes REDD+ ; cela devra permettre au Congo de se démarquer sur la scène internationale par l’intégration stratégique de diverses sources d’investissements. En effet cette vision de créer un cercle vertueux de financements innovants va permettre au pays  à moyen terme,  d’étendre les investissements REDD à travers non seulement le secteur forestier et le nord du pays, mais aussi à travers tous les secteurs ayant un impact sur les forêts, ainsi qu’au fur et à la mesure à travers d’autres couvertures forestières du pays.

Le Congo a déjà construit une bonne base avec ses activités REDD à ce jour. Avec l’implication des acteurs regroupés dans cette salle, elle pourra franchir la prochaine étape et passer au stade d’investissements.

Je vous remercie pour votre attention et je vous souhaite une séance de travail productive.


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