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Discours & Allocutions
19.01.2016

Discours de Monsieur le Directeur de Cabinet du Ministre de l’Economie Forestière et du Développement Durable à la Cérémonie de Présentation des vœux de nouvel an à Monsieur le Ministre de l’Economie Forestière et du Développement Durable


Le Directeur de Cabinet du Ministre de l’Economie Forestière

Le Directeur de Cabinet du Ministre de l’Economie Forestière

Excellence Monsieur le Ministre de l’Economie Forestière et du Développement Durable ;

Messieurs de représentants des organisations du système des Nations Unies ; 

Mesdames et Messieurs les Conseillers du Ministre de l’Economie Forestière et du Développement Durable ; 

Monsieur l’Inspecteur Général des Services de l’Economie Forestière et du Développement Durable ;

Messieurs les Directeurs Généraux de l’Economie Forestière et du Développement Durable ;

Madame et Messieurs les Directeurs des structures sous tutelle ;

Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux des Sociétés Forestières ;

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations non Gouvernementales ;

Cadres et Agents du Ministère de l’Economie Forestière et du Développement Durable ;

Distingués invités ; 

Mesdames et Messieurs,

L’année 2015 s’en est allée avec ses moments de satisfaction pour le travail bien fait, mais également ses moments d’insatisfaction pour les actions non réalisées, et nous voici en 2016. Comme de coutume, le Parc zoologique de Brazzaville va constituer le site de présentation des vœux à notre Chef de Département par les cadres et agents des différentes structures publiques sous-tutelle, les responsables des organismes internationaux et des ONGs concernées par les questions de forêts et du Développement Durable et les Directeurs Généraux des sociétés forestières.

Cette occasion me permet de vous présenter, Monsieur le Ministre, au nom des responsables des structures sous-tutelle, le bilan de l’année qui vient de s’achever.

Le rapport bilan de notre Département s’appuie sur la lettre de missions en date du 27 janvier 2015 de Son Excellence Monsieur Denis SASSOU-N’GUESSO, Président de la République, qui nous a assigné les principales missions suivantes : 

  • Le renforcement des capacités du Ministère ; 
  • La gestion durable de l’économie forestière ;
  • La mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement Durable ;

Excellence Monsieur le Ministre

Mesdames et Messieurs ;

Concernant le premier axe portant sur le renforcement des capacités du Ministère, Après la validation, par l’ensemble des parties prenantes à la gestion des forêts, du projet du document de politique forestière, élaboré avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, (FAO) ce document a fait l’objet d’une lecture par un groupe des cadres de notre Département. Par ailleurs, sur vos instructions, Monsieur le Ministre, nous nous sommes attelés à rechercher, en vain, des expériences réussies dans d’autres pays pour mieux réglementer la gestion des forêts communautaires.

Le même travail a été effectué en ce qui concerne l’avant-projet de loi portant régime forestier sur certaines thématiques pour leur meilleure prise en compte. Il s’agit notamment de la gestion participative des forêts, de l’accès aux ressources génétiques forestières et le partage des bénéfices découlant de leur utilisation et de la contribution des forêts à la lutte contre les changements climatiques.

Finalement, l’amendement de ces deux documents a été effectué par un groupe de travail des cadres du Ministère au mois de décembre 2015, et ceux-ci vont être transmis au Gouvernement pour adoption, au cours de ce trimestre.

Dans le cadre de l’application de la loi 37-2008 du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées, des projet de décrets ont été élaborés et transmis au Secrétariat Général du Gouvernement.

L’effort d’amélioration du fonctionnement de l’Administration forestière, entrepris dans le cadre du "Projet Forêt et Diversification Economique" (PFDE) s’est poursuivi, notamment, à travers la mise à disposition des matériels et les réalisations ci-après :

  • 12 véhicules pick-up pour les DDEF;
  • 09 véhicules pick-up et 57 motos pour les Brigades ;
  • 30 hors bord ;
  • La réhabilitation des locaux des Directions Départementales de l’Economie Forestière du Kouilou et de la Sangha. Les Directions Départementales de la Cuvette et du Niari sont en cours de réhabilitation, tandis que celle de la Cuvette-ouest, de la Lékoumou et la Likouala, de même que les constructions en bois des brigades d’Epéna, Odziba, Tchiamba-Nzassi et Madingo-Kayes ont été programmées pour cette année ; 
  • La mise en place d’un système de programmation et de suivi-évaluation des activités du Ministère sera achevée en 2016 ;
  • Suite à la publication des arrêtes conjoints sur le dossier du galonnage du corps des eaux et forêts, le PFDE s’apprête à commander cette année les tenues, y compris les galons y afférents.

L’Administration forestière, la Direction Générale du Partenariat et du Développement au Ministère en charge du Plan, la Délégation de l’Union Européenne, le bureau d’études EFI et la Société Générale de Surveillance ont poursuivi leurs concertations sur l’offre technique et financière présentée par cette société, relative à la mise en place du Système National de Vérification de la Légalité Forestière, (SVL) dans le cadre de l’Accord de Partenariat Volontaire, (APV). Après l’acceptation de cette offre, un contrat a été négocié et signé entre le Ministère en charge du plan et la SGS. Un autre contrat a été signé entre notre département et SGS pour le déploiement du SVL dans deux directions départementales de l’économie forestière. L’étude sur la mise en place de ce système a été lancée en juillet 2015, pour une durée d’une année.

De même, l’auditeur indépendant du SVL a été sélectionné et a commencé le travail d’élaboration de la procédure d’audit.

Par ailleurs, la Cellule de la Légalité Forestière et de la Traçabilité CLFT, a finalisé l’élaboration des procédures de contrôle de 1er niveau et élaboré le manuel de procédures de 2ème niveau et des fiches de contrôles y relatives. 

Un accord de principe a été donné par la Banque Africaine de Développement, BAD, pour financer la construction des centres de formation aux métiers de la forêt et du bois d’Enyéllé et de Mossendjo.

Après la signature de la Convention de financement entre le Congo et l’Agence Française de Développement, (AFD) relatif au « Projet Appui à la mise en œuvre de l’APV », cette initiative, financée par la Grande Bretagne, a été lancée en décembre 2015, avec la tenue du premier Comité de pilotage, qui a adopté le cadre logique du projet, le programme de travail 2016 et le budget y relatif.

Enfin, pour conclure sur ce premier axe de la lettre de missions de M. le Président de la République, relatif au renforcement des capacités du Ministère, le Système d’Information pour la Gestion Forestière et le Développement Durable, (SIFODD) s’est attelé au renforcement du cadre institutionnel, ainsi qu’à l’élaboration des termes de référence pour le développement du logiciel de gestion du registre national REDD+.

Excellence Monsieur le Ministre 

Mesdames et Messieurs,

S’agissant de la gestion durable des forêts, deuxième axe de la lettre de missions, le programme d’aménagement des concessions  forestières s’est poursuivi avec l’adoption, par la Commission interministérielle, des plans d’aménagement des UFE Ngongo-Nzambi, Mpoukou-Ogoué, Bambama, Gouongo et Létili, courant une superficie totale de 1.445.831 ha. Les rapports d’inventaire multiressources et cartographiques des UFE Massanga et Nyanga ont été également validés.

Il sied de noter que le projet "Appui à la Gestion Durable des Forêts du Congo" (PAGEF) est arrivé à terme en février 2015, après une prorogation de quatre mois. A cet effet, un séminaire de capitalisation des résultats de ce projet a été organisé à Pointe-Noire, sous votre présidence, Monsieur le Ministre.

Le Centre National d’Inventaire et d’Aménagement des Ressources Forestières et Fauniques, (CNIAF) a finalisé la phase de collecte des données de terrain dans le cadre du projet « Inventaire Forestier National ». De même, il a achevé l’élaboration des plans de gestion des séries de développement communautaire des concessions forestières dont les plans d’aménagement ont été validés.

Pour ce qui est de la mise en œuvre de la stratégie de boisement et de reboisement, la Coordination du Programme National d’Afforestation et de Reboisement, ProNAR, a poursuivi la constitution de la réserve foncière. Trois mille cinq cent (3.500) ha ont été acquis à Ngo et 300.000 ha ont été prospectés dans les Départements de la Cuvette et de la Cuvette-ouest.

Elle a également poursuivi le marketing du programme au niveau international et la sensibilisation des différents acteurs au niveau national. Trois grands groupes ont manifesté leur intention de valoriser les plantations forestières existantes et développer de nouvelles.

Une dizaine de petits promoteurs ont bénéficié de l’appui, dans le cadre du financement ONU-REDD. De même, des activités ont été menées dans le cadre du renforcement de leurs capacités, notamment concernant la production des plans.

En vue d’assurer une harmonie dans la mise en œuvre du ProNAR, Monsieur le Ministre, vous avez recadré les missions de la Coordination et du SNR. Il s’agit notamment de faire en sorte que les activités  de plantation soient réalisées par le SNR. A cet effet, le matériel de terrain de la Coordination du ProNAR et leur personnel ont été transférés au SNR.

L’étude de restructuration du Service National de Reboisement, (SNR), réalisée par le bureau d’études Ernest & Young, sur financement de l’Agence Française de Développement, n’a pas été menée à bon port. A ce sujet, Monsieur le Ministre, vous avez donné des instructions, afin que ce travail soit achevé en interne, courant janvier 2015, par un groupe de travail des cadres du département. Ce qui fut fait. La nouvelle structure du SNR proposée par ce groupe de travail comprendra une direction générale et 8 Pôles de reboisement, unités déconcentrées opérationnelles, ayant compétence sur un ou plusieurs départements, en tenant compte des caractéristiques agro-écologiques des terres identifiées, du principe d’opérationnalité, de la dispersion et l’atomisation de certains sites à planter. Structure publique administrative, à caractère technique, le SNR sera doté d’une autonomie de gestion.  

Avant la transmission du document de restructuration au Gouvernement, celui-ci sera examiné par un Comité de gestion extraordinaire, prévu au plus tard à la fin de ce mois.

Le SNR a poursuivi ses missions traditionnelles. Il a produit 650 kg de graines, soit 90% des prévisions, 300.000 plans, toutes espèces confondues, soit une réalisation de 80%, mis en place 200 ha de plantations domaniales, soit 42% des prévisions.

Concernant la mise en valeur des forêts, les productions réalisées en 2015 sont les suivantes : 

  • Production grumière : 1.593.034 m3 contre  1.604.165 m3 en 2014, soit une baisse de -0,69% ;
  • Production sciage : 306.305 m3  contre une production annuelle  de 340.067 m3 en 2014 (baisse de -09,93%) ;
  • Production placage : 54.687 m3  contre 52.680 m3 en 2014, en hausse de +03,81% par rapport à 2014 ;
  • Production contreplaqué : 20.042 m3 contre 22.746 m3 en 2014 (baisse de -12%) ;
  • Production d’eucalyptus : 0 rondins  contre 260 rondins en 2014 m3  (activité à l’arrêt en raison de la déconfiture de EFC) ;
  • Production de copeaux : 0 m3 (activité à l’arrêt en raison de la déconfiture de EFC)

Dans le domaine de la transformation des bois, des efforts ont été consentis, notamment :

  • L’achèvement de la construction de l’unité de sciage par la Société Sino Congo Forêt (SICOFOR) à Mapati, dans le Département de la Lékoumou ;
  • La construction des unités de sciage et de déroulage à Mapati par la Société SIPAM, dans le Département de la Lékoumou ; 
  • La mise en place d’une unité de déroulage et d’une unité de fabrication de contre-plaqués à Nkombo-Matari, dans le Département de Brazzaville, par la société SOCOMAC, à capitaux chinois ;
  • L’entrée en production de l’unité de sciage  de Cabosse de la Société Forestière Yuan Dong, SEFYD, dans le Département de la Sangha ;
  • La mise en service de l’unité de cogénération de Pokola de la Congolaise Industrielle de bois (CIB). Il s’agit de la première unité mise en place dans le pays, qui va permettre une utilisation des déchets de bois, jusque-là brulés.
  • En matière de promotion de la valorisation des produits forestiers accessoires, 200 litres d’huile essentielle ont été produits par le SNR (125% des prévisions) et 03 litres à titre expérimental par le Centre de Valorisation des Produits Forestiers Non Ligneux (CVPFNL), qui a, par ailleurs, récolté 111 kg de résine de pin.

S’agissant de la certification forestière, une requête a été adressée par notre Département au Secrétaire Exécutif de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale, COMIFAC, pour un complément de financement pour la mise en œuvre du PAFC-Congo, à travers le projet régional « Programme de Promotion de l’Exploitation Certifiée des Forêts, PPECF ». Les TDRs relatifs à l’étude sur la mise en place du PAFC-Congo et au recrutement d’un consultant national ont été élaborés, amendés et transmis à la Coordination régionale du PPEFC. L’étude devrait démarrer au cours de ce trimestre.

Concernant le processus « Réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts, y compris la conservation, la gestion durable des forêts et l’accroissement des stocks de carbone, REDD+, après la validation de la stratégie nationale REDD+lors d’un atelier national tenu en décembre 2014, ce document a été transmis aux organismes internationaux concernés pour amendement.

Concomitamment à la poursuite de mise en place des outils, le Congo s’est engagé dans la 2ème phase du processus, à savoir : l’élaboration du Plan d’investissement pour la mise en œuvre de la stratégie REDD, à travers des projets de terrain qui vont concourir à la réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts. A cet effet, le Congo a soumis, en mars 2015 au Sous-Comité du Programme d’Investissement Forestier (PIF), une manifestation d’intérêt, pour obtenir un financement dans le cadre du Fonds Climatique d’Investissement stratégique.

Cette requête a été acceptée et une première mission de cadrage a été effectuée en octobre 2015 par la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement (BAD), chargées d’appuyer notre pays dans ce processus. Cette mission a eu pour objectifs la sensibilisation des parties prenantes sur le processus PIF, l’adoption des activités de préparation et du Budget y relatif.

Le PIF sera axé sur des activités de réduction des émissions des secteurs forêts, agriculture, mines et énergie dans la zone de l’ER-programme (Départements de la Sangha et de la Likouala), l’implication des communautés locales y compris les peuples autochtones, aux activités de réduction des émissions, à travers l’élaboration des plans de gestion simplifiés de leurs territoires, (notamment les séries de développement communautaire), l’amélioration de pratique agricoles et la participation à la gestion de la faune. Par ailleurs, leurs efforts seront récompensés dans le cadre des co-bénéfices tirés du payement de la réduction des émissions. Il est aussi prévu la promotion des plantations forestières, dans l’objectif d’approvisionner les grandes agglomérations urbaines en bois de chauffe et charbon de bois et épargner ainsi des petits massifs forestiers et les forêts périurbaines de la destruction.

Le Congo a également bénéficié d’un financement du Gouvernement de la Norvège dans le cadre de l’Initiative pour la Forêt d’Afrique Centrale, CAFI, pour l’élaboration du Plan d’Investissement de la REDD+. 

En matière de gestion forestière, sur une prévision de 4.000.000.000 de F CFA, les taxes et les transactions forestières recouvrées au 30 novembre 2015 s’élèvent à 5.837.963.123 F CFA.

La non-exécution des obligations contractuelles, dans le cadre de la contribution des sociétés forestières à l’équipement de l’Administration forestière et au développement socio-économique, a fait l’objet de mise en demeure à l’égard des sociétés concernées.

Le Service de Contrôle des Produits Forestiers à l’Exportation, SCPFE, a mis en place un système informatique de suivi de quota, dont l’amélioration a été recommandée pour renforcer son efficacité. En 2015, les statistiques des exportations des produits forestiers du Congo saisis par le SCPFE ont donné les résultats suivants : 

  • Exportations de grumes : 704.069 m3 contre 769.950 m3 en  2014 (baisse de -08,55%) ;
  • Exportations de sciages : 191.943 m3 contre 224.651 m3 en 2014 (baisse de -14,56%)
  • Exportations de placages déroulés : 24.554 m3 contre 20.861 m3 en 2014 (baisse de +17,70%) ;
  • Exportations de contreplaqués : 130 m3 contre 166 m3 en 2014 ;
  • Exportations de divers produits finis : 6616 m3 contre 6996 m3 en 2014 ;
  • Total export produits bois Congo : 927.312 m3 1.058.806 m3 en 2014 (baisse de -12,42).

Dans le cadre de la lutte contre le bois illégal, l’opération forêt propre et les contrôles inopinés se sont poursuivis à Pointe-Noire et à Brazzaville. Un bateau contenant 1.000 colis de 100 pièces  par colis a été saisi au port de Brazzaville et ce bois illégal a fait l’objet d’un don au Ministère en charge de l’Enseignement Primaire et Secondaire, pour la confection des tables-bancs.

En vue d’apporter une solution à l’épineux problème d’approvisionnement des grands contres urbains en bois légal, le Département a lancé l’élaboration d’une stratégie nationale. Celle-ci a été validée au cours d’un atelier tenu le 15 décembre 2015.

Excellence Monsieur le Ministre, 

Mesdames et Messieurs,

En matière de faune, les études écologiques et socio-économiques relatives aux plans d’aménagement du Parc National de Nouabalé-Ndoki et de la Réserve Communautaire du Lac-Télé ont été validées et un groupe de travail a été mis en place pour l’élaboration des plans d’aménagement. Cependant, le projet du plan d’aménagement de la Réserve de Lésio-Louna qui a été élaboré n’a pu être validé, faute de financement. 

Le Département a poursuivi ses efforts de renforcement du réseau national des aires protégées, à travers la finalisation des études relatives à la création des aires protégées de Messock-Dja et de l’Ogooué-Lékéti,  l’appui de WCS et WWF.

Le processus de classement de l’aire marine protégée de la Baie de Loango, s’est poursuivi grâce à l’appui technique du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, PNUE, sur financement du Fonds pour l’Environnement Mondial, FEM. 

Ainsi, la superficie totale consacrée aux aires protégées est de 3.991.418 ha, représentant 12,72% du territoire national.

Faute de financement, la mise en œuvre de la feuille de route relative à l’appui de Kenya Wildlife Service, KWS, à l’Agence Congolaise de la Faune et des Aires Protégées, ACFAP, n’a pas pu être exécutée en 2015.

Les échanges entre le Département et le Service forestier américain sur l’appui de cette institution à l’ACFAP ont permis de trouver un modus vivendi. Le protocole d’accord relatif à cet appui sera signé au cours de cette année.

Certaines Unités de Surveillance et de Lutte Anti-braconnage (USLAB) ont été redynamisées à travers l’affectation des personnels et des équipements. Il s’agit des USLAB Mokabi-Dzanga, Tala-Tala et Jua_Ikié, Kabo et Ngombé.

Des missions d’enquête ont été réalisées dans les départements dans le cadre de l’Accord de Lusaka, avec l’appui financier du Projet d’Appui à l’Application de la Loi Faunique (PALF). On notera aussi la formation des acteurs de terrain des trois aires protégées du Tri National de la Sangha au mois de juillet grâce à l’appui financier de l’UNESCO dans le cadre de son programme de participation. Cette formation qui a connu la participation de 22 agents venus des trois segments du TNS a été animée par les experts du Bureau National et de l’Equipe Spéciale de l’Accord de Lusaka.

La Société Congo Conservation Company a poursuivi ses efforts d’investissement avec la finalisation des travaux de construction du campement touristique de Mboko.

D’autres activités suivantes ont été réalisées dans le cadre du plan de convergence de la COMIFAC. Il s’agit de : 

  • L’appui aux activités dans paysages Tri-National Sangha et Lac Télé - Lac Tumba, dans le cadre du programme d’appui à la conservation des écosystèmes du bassin du Congo, PACEBCO, avec le concours de la Banque Africaine de Développement (BAD) et de la CEEAC. Quatre forages d’eau ont été construits au profit des populations des villages riverains et trois autres sont en cours. De même, un centre écologique multifonctionnel est en cours de construction à Bomassa ;
  • L’appui à la mise en œuvre du projet de « Plateforme numérique d’échange des informations » entre la Direction Générale de l’ACFAP et les aires protégées, dans le cadre du programme RAPAC/ECOFAC V. A cet effet, 5 aires protégées ont été équipées en matériel informatique et disposent d’une connexion internet.

Pour terminer avec les actions qui ont porté sur le deuxième axe de la lettre de missions du Président de la République (gestion durable des forêts), les négociations pour le financement et la mise en œuvre de la phase 2 du projet tri-national Dja-Odzala-Minkébé (TRIDOM) pour le maintien de connectivité » du paysage entre le Cameroun, le Congo et le Gabon se sont achevées. Le démarrage de la 2ème phase est prévu en 2017.

Excellence Monsieur le Ministre, 

Mesdames et Messieurs,

S’agissant de l’élaboration de la stratégie nationale de développement durable, troisième axe de la lettre de missions du PR, des ateliers départementaux de validation des projets des documents de la politique nationale et de la stratégie nationale de développement durable ont été organisés.

Ces projets de document ont été par la suite validés par la Commission Nationale du Développement Durable, au cours de la session inaugurale, tenue le 8 août 2015.

Ces documents, en cours de finalisation par le PNUD, seront bientôt transmis par notre Département au Secrétariat du Gouvernement, en vue de leur adoption par le Conseil des Ministres.

Dans le cadre de la promotion de l’Economie verte dans la sous-région, notre Département a organisé, du 19 au 20 mai 2015, en partenariat avec la chambre de Commerce et d’Industrie, d’Agriculture et des Métiers de Pointe-Noire, la CEEAC et d’autres partenaires, la sixième édition du Forum International Green Business. Celle-ci  s’est tenue sous le thème « Investir dans l’économie verte en Afrique Centrale pour inventer demain : cas de l’économie de reboisement du Congo.

Notre pays a participé activement aux différentes réunions sur la définition des Objectifs de Développement Durable dans le cadre de l’Agenda de développement post 2015, qui ont été adoptés en septembre 2015 à New York lors de la 70ème Assemblée Générale des Nations Unies. 

En ce qui concerne la Convention sur la Diversité Biologique, la Stratégie Nationale et le Plan d’Action ont été validés et  transmis au Secrétariat de cette Convention pour solliciter un financement. De même, le troisième rapport national sur la prévention des risques biotechnologiques a été validé.

Notre pays a ratifié le protocole de Nagoya le 14 mai 2015, après la promulgation de la loi n°5-2015 du 4 février 2015, autorisant la ratification dudit protocole. Dans le cadre de sa mise en œuvre, il a été procédé à la sensibilisation et à l’identification des parties prenantes. De même, avec l’appui du PNUD, la stratégie nationale sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation a été élaborée et validée. Par ailleurs, un projet de décret créant le comité national sur le suivi et évaluation de ce protocole a été élaboré. 

Dans le cadre de la convention RAMSAR, le Congo a inscrit trois sites de zones humides au cours de cette année 2015 faisant passer à treize le nombre de zones humides nationales reconnues.

Pour terminer avec ce troisième axe de la lettre de missions du PR,

S’agissant de la prévention et la gestion des catastrophes, le projet de décret portant attributions, composition, organisation et fonctionnement de la plateforme nationale de prévention des risques et de gestion de catastrophes naturelles a été validé en janvier 2015.

Excellence Monsieur le Ministre,

Mesdames et Messieurs,

En matière de coopération, notre département a participé à de nombreuses réunions internationales, régionales et sous régionales au cours desquelles vous avez soutenu, Monsieur le Ministre, les Positions de notre pays du Bassin du Congo sur les débats qui ont eu lieu.

S’agissant de la relance du processus de signature de l’Accord de Coopération entre les Gouvernements des pays des bassins Forestiers d’Amazonie, du Congo et de l’Asie du Sud-est et des autres pays forestiers tropicaux du monde, notre Département  a appuyé l’initiative prise par le Groupe africain des Ambassadeurs à Brasilia, au Brésil, en vue de faire évoluer la position brésilienne, conformément aux conclusions de la réunion tenue en 2014 à Yokohama, au Japon, en marge de la 49ème session du Conseil International des Bois Tropicaux. En même temps une démarche a été engagée auprès du Consul Honoraire du Congo à Hong-kong en direction de l’Indonésie. A ce sujet, Monsieur le Ministre, vous avez eu un entretien fructueux avec le Ministre en charge du Climat de l’Indonésie, le 9 novembre 2015 à Paris, en marge de la Pré-COP 21.

Le Congo a organisé, du 27 au 30 avril 2015, à Brazzaville, sous l’égide de la Commission de l’Union Africaine et en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement et la Banque Africaine de Développement et avec l’appui d’autres organismes internationaux, régionaux et sous régionaux, la Conférence Internationale sur l’Exploitation Illégale et le Commerce Illicite des produits et espèces de la Faune et de la Flore Sauvages d’Afrique. Ce  fléau menace les ressources biologiques et génétiques, la paix et la sécurité de notre continent. Cette conférence a regroupé plus de 500 participants venus de tous les horizons, notamment des pays africains détenteurs de la biodiversité, des pays    de transit et d’utilisation finale des produits de la faune et de la flore sauvages.

Le segment de Haut Niveau a été ouvert le 29 avril 2015, par Son Excellence Monsieur le Président de la République du Congo, qui avait à ses côtés de nombreux hôtes de marque, dont Son Excellence Monsieur le Président de la République du Tchad, Président en exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), le Premier Ministre de la République Gabonaise, représentant Son Excellence Monsieur le Président de la République Gabonaise, le Directeur Exécutif Adjoint du PNUE Commissaire à l’Economie Rurale et à  l’Agriculture de l’Union Africaine, représentant Madame la Présidente de la Commission de l’Union Africaine, 12 ministres africains, etc.

A l’issue de cette conférence, une stratégie de lutte contre ce fléau, déclinée en objectif global, objectifs spécifiques et 7 axes stratégiques, assortie d’un plan d’action, a été adoptée ainsi que la Déclaration dite de Brazzaville. Les actes de cette conférence ont  été adoptés par le Sommet de l’Union Africaine en juin 2015 à Johannesburg.

La table-ronde organisée dans le cadre du segment de haut niveau, et qui a regroupé les Ministres des pays africains ou leurs Représentants, les Partenaires techniques et financiers, a permis l’examen conjoint des modalités  pratiques de mobilisation des Fonds nécessaires à la mise en œuvre de cette Stratégie et ce Plan d’Action. Certaines  institutions ont exprimé leur engagement technique et financier pour soutenir la mise en œuvre du plan d’action de la stratégie commune africaine. D’ores et déjà, le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) vient d’approuver un don de 90 millions de dollars pour la lutte contre le braconnage et le commerce illicite des produits de la faune et de la fore pour 2 pays en Asie et 8 en Afrique, dont le Congo.

A l’occasion de cette conférence, le Congo a procédé à l’incinération de 5 tonnes de pointes d’ivoire et de 48 m3 de bois, issus de l’exploitation illégale sur le territoire congolais, pour marquer la volonté du Gouvernement  congolais de lutter de manière énergique et irréversible contre le trafic illicite des produits de faune et de flore.

A la suite de cette conférence, il s’est tenu à Brazzaville du 3 au 5 mai 2015 le Conseil d’administration de l’Accord de Lusaka. Rencontre au cours de laquelle, les Etats membres se sont engagés à améliorer la situation financière de l’Equipe Spéciale de l’Accord de Lusaka. A cette même occasion, votre mandat à la tête du Conseil d’Administration, Monsieur le Ministre, a été renouvelé. Ainsi que celui du Directeur de l’Equipe Spéciale.

Notre département a pris part à la 21ème Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, qui s’est tenue du 30 novembre au 12 décembre 2015 à Paris, à l’issue de laquelle un accord global pour lutter contre ce fléau a été adopté par la communauté internationale, à l’exception du Nicaragua.

Au cours de cette conférence, vous vous êtes battu, Monsieur le Ministre, afin que cet accord prenne en compte la contribution des forêts à la lutte contre les changements climatiques, à travers le processus REDD+. Grâce à votre opiniâtreté et votre dextérité, le groupe  de contact sur les forêts que  vous avez co-présidé a pu présenter une proposition consensuelle. La REDD+ n’a pas été diluée dans l’atténuation et a fait l’objet d’un article spécifique. De même, l’accord a pris en compte les bénéfices non carbones de la REDD+. 

Ce bilan qui n’est pas  exhaustif, ne concerne que les principales activités réalisées par notre Département. Il sied de signaler que notre  programme de travail s’est exécuté dans un contexte beaucoup plus difficile qu’en 2013, marqué par une faiblesse notoire de transferts des fonds du trésor public au profit des structures concernées, notamment le Fonds forestier.

Pour terminer, permettez-moi de vous adresser Monsieur le Ministre, au nom de l’ensemble du personnel du Ministère de l’Economie Forestière et du Développement Durable, nos vœux de santé, de bonheur, de prospérité, ainsi que de pleins succès dans la conduite de notre Département.

Bonne et heureuse année 2016 à toute votre famille, Monsieur le Ministre !

Je vous remercie.           


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